L'affaire Penelope Fillon pour la presse étrangère : "Père la morale est sur la sellette"


Pour la presse étrangère, François Fillon n'est plus seulement un "Thatcher français", "sérieux", "catholique assumé", qui a remporté haut la main la primaire de la droite face à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.... Depuis qu'il soupçonné d'avoir offert à son épouse Penelope un emploi fictif d'attachée parlementaire pour 500 000 euros, la presse internationale se montre très sévère à son égard, le jugeant totalement décrédibilisé.

Fillon était vu à l'étranger comme le "père la morale" qui "s’est toujours félicité de n’avoir jamais été mis en examen, contrairement à ses principaux rivaux de droite", rappelle le quotidien suisse "Le Temps". Sauf que le voilà à son tour cerné par les affaires, au point de se retrouver aujourd'hui "sur la sellette". De plus, le journal souligne que le candidat n’est pas "déstabilisé par la presse", "mais par des révélations qui le mettent en porte-à-faux avec sa posture de candidat intègre".

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Le Temps observe d'ailleurs que "dans d’autres pays européens, la pression à sa démission aurait été immédiate". Au Royaume-Uni, "The Independant" ne semble "pas surpris que François Fillon n'ait pas interrompu sa campagne présidentielle" parce que "la fraude est une habitude dans la politique française" et que "l'aisance avec laquelle des représentants élus peuvent écarter d'un revers de main des accusations bien étayées, selon lesquelles ils remplissent leurs poches avec de l'argent public, est véritablement stupéfiante".

"Si une telle affaire éclatait au Danemark ou ailleurs en Scandinavie, le candidat serait cuit depuis longtemps, estime lui aussi Bjørn Willum de la Radio-télévision danoise, interrogé par "Courrier International". Au Danemark, on a du mal à expliquer aux auditeurs comment ce candidat peut continuer à faire campagne."

Terminé le candidat de "l'intégrité, l'honnêteté et la transparence" pour le journal allemand "Die Welt" : "Il a perdu toute crédibilité." "Toute cette polémique a torpillé sa stratégie", abonde le Spiegel. Le "Frankfurter Allgemeine Zeitung" va même plus loin : "Monsieur Propre n'existe plus", titre même le quotidien.
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