Avec Benoît Hamon, l'investiture d'un “petit homme avec de grandes idées”

Benoît Hamon a largement battu Manuel Valls hier soir au second tour de la primaire de la gauche, avec 58,5% des voix. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le candidat  radical intrigue la presse étrangère.


Le verdict est clair pour l’ancien Premier ministre : “Manuel Valls giflé par le peuple de gauche”, titre ainsi la "Tribune de Genève" ce soir. “La pilule va être dure à avaler pour Manuel Valls qui tout au long de cette très courte campagne s’est posé en seul recours pour le PS en vue de la présidentielle”, assure le quotidien suisse.


“La nouvelle et inattendue star du parti socialiste au pouvoir”


“Les Socialistes se rangent derrière le petit homme aux grandes idées”, titre "The Times", pour qui Benoît Hamon est “la nouvelle et inattendue star du parti socialiste au pouvoir”.
Une des clés de succès de Hamon est qu’il a réalisé sa campagne “avec une vision optimiste du futur, en opposition avec la réalité sombre prêchée par M. Valls mais aussi par leurs opposants de droite, Marine Le Pen du Front national et François Fillon des Républicains conservateurs”.

Vers un Podemos à la française ?


Comme le rapporte "Courrier international""El Pais" surnomme le nouveau candidat de la gauche “l’Astérix européen”. Pour le journal espagnol, après les succès électoraux de Jeremy Corbyn au Royaume-Uni, de Syriza en Grèce et de Podemos en Espagne, “c’est au tour de la France” d’avoir une gauche prenant un virage radical.

"The Times" souligne que “M. Hamon sait qu’il n’a qu’une faible chance d’atteindre l’Élysée, affirme le quotidien britannique. Il mise sur le contrôle prochain d’un parti fracturé qui n’a jamais mis en adéquation son état d’esprit marxiste avec les méthodes modérées qu’il a utilisées au pouvoir.” 

La "Suddeutsche Zeintung" est encore moins optimiste : “maintenant que l’opération est terminée, on peut le dire : le patient est mort (...) les vieilles cicatrices du PS sont rouvertes à jamais, la campagne a déchiré le parti et créé de nouvelles blessures”. Reste désormais à attendre les résultats de la présidentielle, estime la SZ, et “voir après les élections si le parti peut renaître de ses cendres tel un phénix et où il choisira de se poser”.
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