"Ecœurement" en interne après que la porte-parole de Fillon ait déposé un amendement anti-IVG en 2014

L'amendement déposé par les parlementaires avait suscité "l'écœurement" jusque dans les rangs du parti, en 2014.

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Les députés les Républicains et UDI devaient voter en 2014 une disposition du gouvernement supprimant la notion de "détresse" de la loi Veil sur l'avortement. Certains députés de droite avaient proposé des amendements visant à dérembourser l'interruption volontaire de grossesse, selon les informations de l'Obs.

"Si la notion de détresse est supprimée dans la définition de l’interruption volontaire de grossesse, les conditions de remboursement de l’acte par la sécurité sociale ne sont plus remplies", avancent-ils.

Dans la foulée, la ministre du Droit des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, s'était élevée contre un amendement qu'elle juge "rétrograde".

Le député de droite Bernard Debré était également monté au créneau :

"Je suis estomaqué que l'on ose envisager le déremboursement de l'IVG. Je le dis simplement en tant que député et en tant que médecin", a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée. "Je ne peux pas accepter ça. Aller se battre sur le déremboursement, ça m'écœure, on ne peut pas jouer avec ça. Je leur ai dit très clairement que ce n'était pas bien."

Ces 19 députés Les Républicains (alors UMP) étaient, pour partie d'entre eux, membres de l'Entente parlementaire pour la famille, qui s'étaient déjà illustrés pour "la virulence de leurs propos lors des débats sur le mariage pour tous" rapporte encore l'Obs. 

Parmi eux, Isabelle Le Callennec, proche de François Fillon, nommée il y a peu porte-parole de sa campagne.
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