La ministre de la Culture défend Polanski : "Cette affaire de viol est très ancienne"

Alors que la nomination de Roman Polanski à la présidence des prochains César fait des vagues, Audrey Azoulay a défendu ce choix.


Alors que l'Académie des César vient de nommer Roman Polanski à la présidence des César 2017, ce choix ne plaît pas à tout le monde.

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a en effet fait part de son mécontentement. Le réalisateur franco-polonais a été accusé de viol sur mineur dans les années 1970 aux Etats-Unis.

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Audrey Azoulay a souligné que ces faits sont "particulièrement graves", mais qu'"ils sont aussi très anciens, et la victime elle-même a demandé à ce que l'affaire ne soit plus l'objet de débat public et que la procédure, dont la justice avait été saisie, soit close."

Elle a également reconnu que "cette affaire poursuivra Roman Polanski toute sa vie", mais rappelle qu'il "demeure néanmoins un cinéaste de très grand talent qui a depuis été honoré de multiples César : c'est cela qui est en jeu dans le choix fait par l'Académie." Un choix qui fait des vagues, et a fait l'objet d'un hashtag appelant au boycott des prochains César.
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