Hollande et Le Pen accusés de populisme dans un rapport alarmant de Human Rights Watch

L’arrivée au pouvoir de populistes aux États-Unis et en Europe ainsi que la montée de l’intolérance menacent les démocraties occidentales et les droits de l’homme, s'alarme l’organisation Human Rights Watch dans son rapport annuel publié cette semaine.




Le document s’intéresse en général aux abus dans des pays moins développés, mais cette fois-ci il pointe clairement du doigt le président élu américain qui entrera bientôt en fonction, Donald Trump.

Sa campagne présidentielle est une "illustration frappante des politiques d’intolérance", a ainsi estimé l’association dans un rapport de 704 pages qui fait le bilan des droits de l’homme dans 90 pays.

La victoire de M. Trump reflète un dangereux "engouement pour les hommes forts" qui s’est exprimé aussi en Russie, en Chine, au Venezuela et aux Philippines, ces leaders étant "encouragés sur le chemin de la répression par la montée du populisme en Occident, et par la réponse inaudible des pays occidentaux".

Dans un contexte extrêmement complexe, avec des "inégalités économiques croissantes, des attaques terroristeset une diversité raciale grandissante en Occident", les hommes politiques comme Trump ont exploité "une source de mécontentement" qui a fait des réfugiés, des immigrés et des minorités des boucs émissaires, dont la "victime la plus fréquente est la vérité."

Beaucoup d’autres dirigeants "ont caché leur tête dans le sable" voire ont surfé sur la vague populiste, à l’instar du président français François Hollande qui s’est "inspiré du Front national pour faire de la déchéance de la nationalité un point central de sa politique anti-terroriste".

uant à la Première ministre britannique Theresa May, elle avait qualifié de "militants de gauche" les avocats des droits de l’homme qui ont poursuivi l’armée accusée d’abus sur des Afghans et des Irakiens.
Fourni par Blogger.