L'équipe de Macron prévient qu'elle "ne prendra pas les crevards"

L'ancien ministre de l'Economie séduit de plus en plus à gauche, mais cela ne l'empêche pas de poser ses conditions aux éventuels ralliements des socialistes...


Pour l'instant, seuls le député PS de l'Yonne Jean-Yves Caullet et le sénateur d'Indre-et-Loire Jean-Jacques Filleul ont rallié Emmanuel Macron. Le candidat d'En Marche ! pourrait bien enregistrer d'autres ralliements une fois la primaire de la gauche terminée.

Parmi les 5 000 personnes venues écouter Macron à Lilles ce week-end figurait notamment Jean-Paul Huchon, l'ancien président PS de la région Île-de-France. D'autres leaders du PS pourraient prendre le virage Macron : la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a fait allusion à un possible soutien au candidat d'En Marche ! tout comme François Rebsamen, le maire de Dijon et ancien ministre du Travail. On parle également de l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë.

"Tous les jours, des maires et des élus de toute la France annoncent qu'ils rejoignent Macron, a assuré au JDD le député PS du Finistère et secrétaire général d'En Marche ! Richard Ferrand. Je le dis aux parlementaires PS: c'est mieux de se déclarer avant le 29, par conviction, qu'après."

Emmanuel Macron, dans La Voix du Nord, a eu un mot peu flatteur vis-à-vis de ses rivaux socialistes: "C'est rarement à celui qui est en tête au passage du col qu'il revient d'apporter les bidons à celui qui est resté au premier virage de la montée."

"Il ne faut pas que cela devienne la succursale du PS", a témoigné pour Le Parisien un membre de son équipe. Un autre insiste: "On ne prendra pas les crevards". L'équipe du candidat a depuis démenti ces propos.
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