Quand Finkielkraut dérapait en défendant Polanski : "A treize ans, ce n'était pas une enfant"

Pour Finkielkraut, "Polanksi n'est pas pédophile" : sa victime, âgée de 13 ans, "n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant", estimait-t-il en 2009, accusant la France d'être "en proie à une véritable fureur de la persécution".



Alain Finkielkraut avait déféndu en 2009 le cinéaste Roman Polanski, arrêté en Suisse pour "relations sexuelles illégales" avec une mineure de 13 ans, en 1977 aux Etats-Unis. Polanski a été désigné Président des Césars 2017, ce qui a lancé une polémique sur les réseaux sociaux et dans le monde artistique ces derniers jours.

Interrogé sur France Inter, Alain Finkielkraut avait affirmé :

"Polanski n'est pas le violeur de l'Essonne. Polanksi n'est pas pédophile. Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n'a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n'était pas une fillette, une petite fille, une enfant, au moment des faits."

"C'était une adolescente qui posait dénudée pour Vogue homme, poursuivait Alain Finkielkraut. "Et Vogue homme n'est pas un journal pédophile. C'est quand même une chose à prendre en considération."

Le 10 mars 1977, Roman Polanski a reconnu avoir eu une relation sexuelle avec une mineure de 13 ans, Samantha Geimer. Cette dernière avait raconté devant un grand jury que le cinéaste lui avait fait boire du champagne, l'avait droguée l'avait violée.

Quinze jours plus tard, Roman Polanski est inculpé pour fourniture de substance réglementée à une mineure, actes obscènes ou lascifs sur un enfant de moins de 14 ans, relations sexuelles illégales, viol par usage de drogue, perversion et sodomie, selon le récit du Los Angeles Times.

Un accord avait été négocié avec le procureur, la famille de la victime souhaite lui éviter le traumatisme d'un témoignage public. Roman Polanski décide de plaider coupable pour le chef d'accusation de "relations sexuelles illégales". Les autres accusations sont abandonnées.

Le cinéaste est incarcéré 42 jours à l'hôpital-prison Chino, près de Los Angeles. Le 17 décembre 1977, il apprend qu'il risque finalement une peine maximale de 50 ans de prison, et décide de fuir la justice américaine. Il trouve refuse à Paris. Depuis, il a pu se déplacer dans de nombreux pays sans être inquiéter, jusqu'à son arrestation, en Suisse, en 2009.
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