VIDEO - Primaire de gauche : Manuel Valls bien seul sur l'accueil des migrants

"Comment accueillir les migrants ?" Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon ont  pris leurs distances avec la position de Manuel Valls lors du deuxième débat de la primaire à gauche.


C'était un des sujets principaux de ce deuxième débat.  La crise migratoire, et plus particulièrement l'accueil des migrants en France, a laissé apparaître une fracture profonde entre la vision de Manuel Valls d'un côté, et celles de Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon de l'autre.

"L'Europe, ce sont des frontières" 


"J'en ai assez qu'on mette toujours en cause la France", a lancé l'ancien Premier ministre. "La France a été à l'initiative au Mali, sur le dossier syrien. C’est l'honneur de la France d’avoir soutenu cette politique [sur la prise en charge et l’accueil des migrants]. D’avoir sorti des gens, 60.000 personnes, de la situation indigne de Calais, avec les mineurs isolés…" et de conclure : "Sur ces questions, il faut être sérieux, déterminé, avec des valeurs, de la générosité, mais de la maîtrise. Ce que nous avons fait (...) Nous avons mené une politique d'accueil généreuse et maîtrisée".
Et d'enchaîner :

"L'Europe, ce sont des frontières. Si nous ne sommes pas capables de protéger nos frontières, c'est l'espace Schengen qui sera mis en cause." Manuel Valls

Il a également faussement affirmé que : "Il y a eu 85.000 demandeurs d’asile en France [en 2016], 10% de plus qu’en 2015, et un million et demi en Allemagne."

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Sur les 80.000 demandes d'asile en 2015, seules 19.500 ont été acceptées.

Une position bien différente de celle de Benoît Hamon :
"Sur 100 réfugiés, 2 viennent en Europe, dont 1,5 en Allemagne", a fait valoir le candidat. "Demain, nous prenons en charge le transfert des réfugiés. Ils seront dans les consulats des pays dans lesquels ils veulent passer, ou dans les pays voisins." Combien ? "Ce ne sont pas des marchandises", répond Hamon. "La question, c'est sommes nous à la hauteur de ce que sont nos valeurs ? Non, nous n'avons pas été à la hauteur quand nous en avons accueilli si peu." 

"C'est l'honneur de la France de faire vivre ses valeurs, en n'étant pas le pays qui donne le sentiment d'être le moins volontaire pour l'accueil des réfugiés."

Vincent Peillon a également décidé de marquer sa différence hier soir :

"La France aurait pu faire autrement. Nous aurions dû faire des corridors humanitaires, plutôt que des spots. On aura besoin de le faire dans les années qui viennent. Et de faire la différence entre ceux qui sont réellement des réfugiés politique et les autres." 

 Puis, visant Manuel Valls, il lance : "Les Français sont plus généreux que leurs dirigeants. Je partage la proposition de Benoît Hamon, nous devons accueillir dans la durée."

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