Aulnay-sous-Bois: Marine Le Pen ne veut pas voir de "bavure" dans l’interpellation du jeune Theo

La candidate du FN a visité trois commissariats de l’Essonne, mardi 7 février, pour afficher son soutien aux forces de l’ordre.


Hier à Juvisy-sur-Orge (Essonne), Marine Le Pen était en visite au commissariat de la ville, la journée de la candidate à l’élection présidentielle étant consacrée à la sécurité et au soutien aux forces de l’ordre.

Elle intervient alors que François Hollande s’est rendu, le même jour, au chevet de Theo, un jeune homme de 22 ans victime de violences lors de son interpellation par la police à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), jeudi 2 février. Il est gravement blessé au niveau de la zone rectale, et s’est vu prescrire soixante jours d’incapacité de travail.

Les quatre officiers qui l’ont interpellé ont été suspendus de leurs fonctions, trois d’entre eux sont mis en examen pour violences volontaires, et le quatrième pour viol.

Marine Le Pen a promis aux policiers de les "réarmer", en termes de matériels, d’effectifs, mais aussi "moralement", en mettant, par exemple, en place la "présomption de légitime défense".

Interrogée au sujet de l’interpellation musclée à Aulnay-sous-Bois, Marine Le Pen refuse de parler de "bavure":

"Je ne vois pas comment on peut faire autrement, dans un Etat de droit, que d’attendre que la justice se prononce. Je trouve inadmissible de clouer au pilori des policiers avant même que l’enquête ait débuté."

Le matin même, sur LCI, elle avait déclaré : "Mon principe de base c’est, d’abord, je soutiens les forces de police et de gendarmerie, voilà. Sauf démonstration par la justice qu’ils ont commis un délit ou un crime. "
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