‘Le 100’ a suivi de l'intérieur l'organisation du meeting sous tension de Macron à Toulon

Emmanuel Macron réunissait ses troupes samedi au Zénith Oméga de Toulon, une réunion publique marquée par des incidents provoqués vraisemblablement par des sympathisants de l'extrême droite. ‘Le 100’ avait une équipe dans les coulisses.


Publié par Cely Gaddacha — @CGaddachaNews

Dès 9 heures, les helpers, membres adhérents et cadres d'En Marche !, étaient réunis au Zénith. Palper chaque arrivant, badger tout le staff et donner des consignes claires aux supporters du candidats doivent faire partie de leurs tâches principales. Pour structurer l'ensemble, dix commissions sont installées, dix chefs d'équipes les coordonnent. Une organisation miliaire pour un meeting scruté, après les sorties controversées du candidat quelques jours auparavant sur la colonisation en Algérie ou sur les militants de la Manif pour tous. Consigne est donnée de rester le plus vigilants possibles, tout le staff craint une manifestation sauvage. La commission de production et les agents de sécurité "ont été là sans cesse pour rassurer les équipes" nous témoigne un helper.

Le service de la salle installe l'éclairage, le pupitre caractéristique de Macron. Dehors, la commission chargée de diriger les militants se met en place facilement.
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"La droite avec Macron"


A 12h30, les quelques reporters déjà sur place et les membres de l'équipe reçoivent la consigne de ne publier aucune photo de la salle avant l'arrivée du public, pour garder l'effet de surprise.
Pas celle de découvrir enfin le programme d'Emmanuel Macron en tous cas.

Un militant relève que "ce meeting a été simplement une rediffusion de Lyon". Il nous confie qu'il a toujours voté pour la droite, mais qu'il a rejoint depuis peu En Marche !, déçu par l'establishment de LR. Plus tôt dans la journée, notre équipe a rencontré Diego Ferriol : cet ancien soutien de Nicolas Sarkozy pendant la campagne de 2007 fait maintenant partie de la ligue conduite par Renaud Dutreil : La droite avec Macron. "C'est le candidat du nouveau souffle [...] le candidat aux idées sociales, aux idées économiques que je partage" souligne l'ancien soutien de l'UMP.

Manifestation sauvage


Dans cette salle d'une capacité de 8875 places, seules 2000 personnes ont pu entrer pour assister au meeting, certains non-inscrits restent bloqués dehors derrière les barrières de sécurité. Tous ceux qui n'ont pas de réservation sont refoulés : pas questions de se retrouver avec des militants FN qui pourraient perturber l’événement depuis l'intérieur.

Quelques uns se retrouvent bloqués au niveau des deux cents manifestants suite aux propos du candidats sur la colonisation. Quelques-uns, "du Front national ou d'autres formations politiques ont pu s'infiltrer" déplore un membre du staff.

A quelques mètres de la porte d'entrée du Zénith, des drapeaux français, des sifflets, de grands cris font pressions sur l'équipe du candidat. La police décide de fermer la grande grille qui mène sur le parking de la salle.


Vers 15h, une grosse valise bleue est retrouvée devant une des portes d'entrée. Très vite les agents de sécurité demandent à tout le staff de se confiner dans le hall. "Ils vont faire péter la valise !?", "ils ont peur que ce soit une valise piégée". Au final, la valise appartient à un correspondant italien... Dans un contexte de menace terroriste omniprésente, le moindre détail peut déclencher la panique.

Au terme d'une semaine très agitée pour Emmanuel Macron, le candidat a réussit a se maintenir dans les sondages, mais les incidents autour de son meeting ne lui ont pas permis de finir le week-end sur une note positive.

Image : Mutualité française
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