Macron parle des rumeurs à Têtu: "C'était une polémique odieuse et misogyne"


Après une pause de 19 mois et l'arrivée de nouveaux dirigeants, le magazine gay Têtu revient en kiosques avec un long entretien avec  Emmanuel Macron, qui avait fait polémique en évoquant "l'humiliation" subie par les opposants au mariage pour tous.

"Si j'avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais"


"J'aime casser les murets qui peuvent se dresser entre deux personnes et qui empêchent la communication", dit-il aussi. "J'ai besoin de toucher, de passer du temps, de regarder en face", a expliqué l'ex-ministre.

"Je ne cherche pas à séduire pour obtenir quelque chose, car séduire, ce n'est pas aimer les gens, c'est s'aimer soi-même", estime Emmanuel Macron.

Il revient aussi sur la rumeur, qu'il a démentie au cours d'une réunion publique, sur une supposée liaison avec Mathieu Gallet, président de Radio France:

"Cette polémique était folle et deux choses sont odieuses derrière le sous-entendu: dire qu'il n'est pas possible qu'un homme vivant avec une femme plus âgée soit autre chose qu'homosexuel ou un gigolo caché, c'est misogyne", dénonce Emmanuel Macron. "Et c'est aussi de l'homophobie. Si j'avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais".

Emmanuel Macron s'est dit par ailleurs favorable à la reconnaissance des enfants nés d'une gestation pour autrui (GPA) à l'étranger. "Je ne suis pas favorable à autoriser la GPA en France", explique le fondateur d'En Marche. Selon lui, "ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser". "A mes yeux, c'est un débat impossible à trancher", a admis l'ex-ministre. "Il faut permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l'étranger. On ne peut pas les laisser sans existence juridique".

Image : Mutualité française
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