Quand Marine Le Pen se fait "caresser la cuisse" par des hommes en public dans un bar à zouk

Son enfance, ses études poussives, sa vie de night-clubbeuse, ses premiers pas d'avocate, tout est raconté dans La politique malgré elle, un nouveau livre sur la jeunesse cachée de Marine Le Pen dont "Les Inrocks" (lien abonnés) publie cette semaine les bonnes feuilles.


Dans le livre de David Doucet et Mathieu Dejean, journalistes aux "Inrocks", on en apprend plus sur ce qui a forgé le caractère de la responsable frontiste, son père absent, les querelles de famille, la dureté de la politique. Mais on sait également davantage sur une partie méconnue de la vie de Marine Le Pen. Alors que sur M6 il y a quelques mois elle semblait outrée par la question de Karine Le Marchand sur son passé de fêtarde, le livre apporte son lot d'anecdotes sur ses virées nocturnes aux Bains Douches avec la jeunesse dorée de l'époque. Certains passages sous-entendent même une certaine légèreté avec les hommes à cette époque :

"Quand nous sortions ensemble, des petites stars de la radio ou de la télé essayaient de lui payer du champagne. Des mecs lui caressaient les cuisses devant tout le monde, mais elle n'était pas gênée. Elle était dans l'ultra consommation". 

Ces confidences sont celles de Marie d'Herbais qui a connu très jeune la future chef du FN.

"Elle danse le rock (...) et descend d'une traite des coupes de champagne pendant que ses amies sirotent leurs cocktails. (...) Hubert Boukobza, 'petit juif pied-noir de Tunis' (...) lui paie des verres, la charrie sur ce père qu'elle défend trop. Avant que le soleil de se lève, il l'emmène au Keur Samba, le meilleur night-club afro de Paris (...) Marine Le Pen ne se fait prier pour aller zouker. Ca se voyait qu'elle aimait faire la fêtes sur des rythmes érogènes, rigole Boukobza. La musique black ne la gênait pas, elle était cool et marrante. On a dansé jusqu'au petit matin ensemble."

Le livre revient aussi sur sa petite enfance, sur son parrain Henri Botey qui se révèle être le "premier proxénète de France" et sur l'attentat qui dévaste l'appartement familial le 2 novembre 1976. La vie au manoir de Montretout où Marine Le Pen grandit entourée d'une gouvernante et d'un couple d'employés de maison mauriciens ou le divorce de ses parents avec sa mère qui va jusqu'à poser en soubrette dans Playboy sont autant d'épisodes racontés avec force détails.

Le livre explique que Marine Le Pen n'était absolument pas destinée à la politique et qu'elle s'y est intéressée très tard. Des trois sœurs, c'était l'aînée, Marie-Caroline, qui aurait dû hériter du FN. Mais son départ avec Bruno Mégret a laissé un trou. Et Marine Le Pen a fini par remplir ce vide. Mais ses études peu brillantes, son goût pour la fête – le récit de ses danses endiablées et sa volonté de devenir avocate ne l'avaient pas prédestinées à se lancer dans le grand bain.
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