Lycée hôtelier Paul Valéry : De probables atteintes à la dignité des élèves qui posent question

Lycée hôtelier Paul Valéry : De probables atteintes à la dignité des élèves qui posent question
DR Fedacou Lancia Esteban / Lycée hôtelier Paul Valéry

Publié par Cely Gaddacha — @CGaddachaNews

Depuis environ un an et demi, les garçons du troisième étage de l'internat du lycée hôtelier Paul Valéry de Menton (Alpes-Maritimes) ne se lavent plus... qu'à l'eau froide.

Un certain nombre de parents manifestent aujourd'hui leur indignation devant ce laxisme face à l'hygiène. Craignant de possibles pressions de l’établissement, tous nous ont demandé de garder leur anonymat.

Certains ont déjà envoyé des lettres anonymes au lycée. D'autres ont téléphoné au standard pour prendre rendez-vous. "La secrétaire fait barrière pour ne pas nous passer le directeur" nous explique un parent indigné.

Les journées des jeunes — futur serveurs, cuisiniers, pâtissiers — sont bien remplies. Après une journée de travail, beaucoup rêvent juste de se "décrasser", "nettoyer les gouttes de sueurs avec de l'eau chaude."


Une semaine sans douche


Un étudiant nous a assuré qu'il n'avait pas pu se doucher pendant une semaine, durant la période de grand froid qui s'est abattue il y a quelques jours sur les Alpes-Maritimes. Une atteinte grave à la dignité de ces jeunes qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins élémentaires. Seule solution trouvée : l'utilisation de lingettes hygiéniques !

Pourquoi ne pourraient-ils pas se laver à l'étage des filles ? Au vue du prix de l'année — 1 600 euros pour être logé et nourri — la situation est encore plus inacceptable.

Du côté de l'internat du lycée Grandmont à Tours en 2014, qui avait eu des problèmes semblables, les garçons avaient été autorisés à se laver à l'étage des filles. Un solution d'urgence rapidement trouvée à l'époque, comme le rapportait alors "La nouvelle République", mais que Paul Valéry a rejetée.

A Tours, la région avait même accordé un geste financier aux familles, pour leur montrer alors qu'elle avait bien pris conscience du désagrément subit.

Du côté de Paul Valéry, c'est silence radio. Nous avons passé de nombreux coups de fil au proviseur, qui était tantôt en réunion, tantôt en communication téléphonique. L'établissement sonne aux abonnés absents... Qui ne dit mot consent ?




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