Penelope Gate: Face à de nouvelles accusations, Fillon publie sa "lettre aux Français"

François Fillon, candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle, dans l’œil du cyclone suite à l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, a livré sa "vérité" dans une "lettre aux Français", publiée mercredi par le quotidien "Ouest-France".


"Au terme d’une campagne médiatique et politique d’une violence inouïe, j’ai choisi de m’adresser directement à vous pour vous dire ma vérité", écrit M. Fillon dans cette lettre, où il reprend la plupart des arguments qu'il a développé lors de sa conférence de presse de lundi.

Il réaffirme comprendre "le trouble" ressenti par les Français et tient à repréciser que "tout est légal" dans ses activités, celle de son épouse et de ses enfants.

"En trente-deux ans de vie politique, je n’ai jamais été mis en cause dans une affaire. J’ai toujours agi dans la stricte légalité et dans la plus parfaite honnêteté. Mais j’ai commis une erreur : en travaillant avec mes proches, j’ai privilégié une collaboration de confiance qui aujourd’hui, suscite la défiance. Le temps, l’époque, a changé. J’ai décidé de mon propre chef d’interrompre cette collaboration en 2013. J’aurais sans doute dû le faire avant. Je vous dois donc des excuses", répète-t-il.

Nouvelles révélations


Dans le même temps, ce mercredi, le Canard Enchaîné affirme que la fille du candidat, Marie Fillon, cumulait trois activités à l’époque où elle était employée comme collaboratrice.

"La petite, 23 piges à l'époque, devait être une incroyable bête de travail. En janvier 2006, elle entrait à l'École de formation du barreau (EFB) et entamait en parallèle, un stage d'avocate payé 11,035 euros brut par an. Et voilà que papa lui confie un travail à plein temps d'assistante parlementaire !", écrit l'hebdomadaire. Marie Fillon a été embauchée au Sénat pendant quinze mois entre 2005 et 2006, pour une rémunération totale de 57,084 euros brut.

Son père a indiqué à la police qu'elle l'avait aidé pour son livre paru en 2006, La France peut supporter la vérité.
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