Pour un chercheur, "les salafistes, c'est un peu Hitler avant 1934"

Codirecteur de l'Observatoire des radicalisations, Pierre Conesa travaille a décrypter la propagande de l'Etat islamique (EI). Dans "Marianne", il refuse l'hypothèse d'un salafisme paisible et prône "une plus grande fermeté des poursuites pénales contre tous les discours de haine."


Pierre Conesa codirige l'Observatoire des radicalisations. Il l'expulsion de tous les imams suspects d'incitation au djihad. Pour lui, "le type de discours articulé pour faire venir les gens s'appuie sur le sentiment de justice, le sentiment de révolte et le besoin d'évasion. Il offre à un individu en dérive un kalachnikov, une femme et une maison. Avec les filles, il joue sur l'idée que l'homme, là-bas, est un protecteur viril qui joue sa vie pour une cause."

Conesa pense inimaginable une censure d'Internet :

"C'est un débat futile, car la contre-propagande publique est discréditée. Il faut reprendre le problème à l'envers." 

"C'est en démantelant les cellules souches qu'on arrivera à lutter vraiment contre le terrorisme. Nous devons avoir une politique systématique de poursuites pénales contre tous les discours de haine, une politique d'expulsion d'imams."

Selon lui, "le salafisme quiétiste est une thèse trompeuse."

"Les salafistes, c'est un peu Adolf Hitler avant 1934 ! Oui, je suis pour une politique de déchéance de la nationalité. Car le problème crucial, c'est le réseau de celui qui a commis l'attentat."

Via Marianne





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