VIDEO "Que l'argent public aille à Penelope ou à Mme Dupont, c'est la même somme" estime une conseillère de Fillon

Virginie Calmels, adjointe d'Alain Juppé à Bordeaux, était l'invitée de France inter, hier.


Interrogée par Alexandra Bensaïd, Virginie Calmels, conseillère de François Fillon au sein du "pôle société civile" de sa campagne, est revenue sur l'impact de l'affaire des emplois présumés fictifs sur la campagne de son candidat. "Bien évidemment que les deux dernières semaines ont été compliquées pour faire campagne. Il y avait un besoin d'explications, de revenir sur cette affaire, et notamment sur ce que cela a coûté au contribuable", a-t-elle commencé.

"Je note d'ailleurs que, si les sommes qui ont été mises sur la table ont pu choquer, ce n'est pas plus d'argent public qui a été dépensé : que ça aille à Mme Fillon ou à Mme Dupont, c'est la même somme."

Elle omet deux points principaux de l'affaire :


  • Le niveau de rémunération, d'abord : selon Nicolas Thibault, président de l'Association française des collaborateurs parlementaires (AFCP), interrogé par le "Figaro", les attachés parlementaires gagnent, en moyenne 1 500 euros nets par mois à l'Assemblée nationale. Lorsque Penelope Fillon était l'assistante du suppléant de son mari, Marc Joulaud, elle touchait, en moyenne, 6 009 euros nets par mois, selon le site du candidat.

  • Ce qui suscite la polémique dans cette affaire est également la réalité du travail fourni par Penelope Fillon. Les enquêteurs mandatés par le parquet national financier cherchent depuis la fin du mois de janvier à déterminer si elle effectuait bien un travail réel justifiant sa rémunération.






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