Estrosi exprime son inquiétude sur les liens entre Fillon et l'organisation “Sens commun”


Dans une interview accordée au Parisien, Christian Estrosi, qui a battu Marion Maréchal-Le Pen aux dernières régionales, alerte François Fillon sur sa manière de faire campagne face au Front national et sur ses liens avec la "frange la plus radicale" de la droite.

Le président de la région Paca a dans un premier temps exprimé ses regrets sur le fait que son propre parti banalise une Marine Le Pen au zénith dans les sondages, dénonçant les "règlements de comptes entre la droite et la gauche pour tenter de décrocher la deuxième place derrière elle" alors que "tout devrait être fait pour qu'elle ne soit même pas au second tour."

"Le mot social n'est pas un gros mot"


L'ancien ministre de l'Industrie affirme même que le FN serait "sous-évalué dans les intentions de vote pour le premier tour" :

"On le crédite à 25 % en moyenne, je pense qu'il pourrait dépasser les 30 % voire même gagner l'élection présidentielle."

Pour que la droite gagne face au FN, il faut pour Christian Estrosi ne laisser "aucun terrain et s'adresser aux classes moyennes et populaires. Le mot social n'est pas un gros mot."

"Il ne faut pas ressembler, il faut rassembler"


Le président de la région Paca s'est également dit "inquiet" de voir "François Fillon confier l'organisation de la campagne à la frange la plus radicale de [sa] famille politique (l'organisation "Sens commun", NDLR) s'il veut rassembler plus d'un Français sur deux. Je respecte cette frange, mais elle est minoritaire. Face au FN, il ne faut pas ressembler, il faut rassembler".
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