Grand débat de la présidentielle sur TF1 : ce qui nous attend ce soir


Les cinq principaux candidats de la présidentielle se retrouvent ce soir pour un premier débat inédit, à seulement un mois de l'élection.

Les cinq "grands" candidats — en tête dans les sondages s'entend — ,Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon et François Fillon s'affrontent à partir de 21H00 sur TF1 et LCI pour un premier débat de premier tour.

Deux autres débats sont prévus d'ici au 23 avril, l'un sur les chaînes d'info BFM TV et CNews (ex-iTELE) le 4 avril, l'autre sur France 2 le 20 avril.

3 thématiques, 2H30 de débat


"Quel modèle de société?", "quel modèle économique?" et "quelle place pour la France dans le monde?" sont les trois thématiques autour desquelles débattront pendant plus de 2H30 les cinq candidats, disposés en cercle afin de "favoriser les confrontations".

En introduction, les candidats, entourés d'un public de 400 personnes dont une trentaine de soutiens chacun, devront répondre en maximum 1 minute 30 à la question classique "Quel président voulez-vous être?"

L'organisation de ce débat est contestée car elle exclut les six autres candidatures validées par le Conseil constitutionnel vendredi: Philippe Poutou (NPA), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau (UPR), Jean Lassalle et Jacques Cheminade.

Le Conseil d'Etat a débouté jeudi le recours déposé par M. Dupont-Aignan pour contester ces absences, n'y voyant pas "une atteinte grave et manifestement illégale au pluralisme", ni "une méconnaissance du principe d’équité". Dénonçant une "manipulation médiatique", le candidat souverainiste a quitté le plateau du 20 heures de TF1 samedi.

A 34 jours du premier tour, la candidate FN et Emmanuel Macron, à des niveaux proches en tête des sondages, apparaîtront dans l'arène lundi soir avec le statut de favoris après la publication d'un sondage Odoxa plaçant le leader d'En Marche! et la candidate FN au coude-à-coude autour de 26%.


Du côté de François Fillon, qui cherche à lui aussi à trouver une dynamique malgré l'affaire des emplois présumés fictifs, ce débat "c'est en quelque sorte le début de la campagne. Ca va faire tomber un certain nombre de masques", a déclaré son porte-parole Luc Chatel.

Assurant ne pas avoir "préparé particulièrement" l'épreuve, Marine Le Pen, elle aussi aux prises avec des affaires dont celles des assistants FN au parlement européen, a dit espérer dimanche un débat "de fond", qui ne s'attarde donc pas sur les affaires qui auraient été le "sujet unique" jusqu'ici.

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