L'enseigne de luxe Saint Laurent accusée de donner une image dégradante de la femme

Leitonmahillo DR / Saint Laurent accusé de donner une image dégradante de la femme
La dernière campagne publicitaire de la maison Saint Laurent est accusée de véhiculer des "images dégradantes" de la femme. ELLE sera examinée vendredi par l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), qui a estimé lundi que ces affiches constituaient un "manquement incontestable".

Deux visuels font polémique : sur l'un d'eux, une femme apparaît jambes écartées, en talons et collants résilles, sur l'autre, une jeune femme très amaigrie, sur talons aiguilles et patins à roulettes, est penchée sur un tabouret dans une position jugée "explicite".

Le Jury de déontologie publicitaire de l'ARPP statuera vendredi sur cette campagne, a indiqué à l'AFP Stéphane Martin, directeur général de l'autorité chargée de réguler la publicité. "On verra ce qu'il se dira, mais je pense qu'on est dans un manquement incontestable", a-t-il ajouté.

L'autorité a reçu via son site "une cinquantaine de plaintes pour de multiples motifs": "images dégradantes", "femmes-objets", "valorisation de l'anorexie" et "même incitation au viol, avec la notion des jambes écartées", a-t-il énuméré.

"Infériorisation de la femme, (...) femme offerte... voilà la variété des images auxquelles ce type de campagne renvoie les jeunes publics, qui sont plus fragiles", a estimé Stéphane Martin. "Je ne suis pas sûr que toutes les femmes client(e)s aient envie d'être associées à ces images-là".

En 2015, une publicité Saint Laurent avait été interdite au Royaume-Uni: l'autorité de régulation de la publicité avait jugé que le mannequin qui y apparaissait était "maladivement maigre".


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